Mon PPD Lyon aux couleurs de My Poker Squad

14 février 2012 at 19:54 (Compte-Rendus, News)

@My Poker Squad

Ce week-end, grâce à une opération de My Poker Squad, j’ai eu la chance de me rendre au Partouche Poker Deepstack de Lyon non pas pour couvrir le tournoi mais pour le jouer. En effet, le célèbre site de staking avait permis à huit couvreurs d’intégrer le site au sein de la Team Press Pro, dans le but de trouver des stakeurs pour participer à des petits tournois live.

Comme des grands, on a donc rempli nos fiches joueurs, envoyer des photos, menti sur nos gains en carrière (juste pour le FISC, hein !) et nous voilà comme des petits imposteurs épinglés sur le site, Julien « Kinshu » Bochereau, Kevin « Harper » Noblat, Julien « Jooles » Gaignard, Steven « Veunstyle » Liardeaux, Mathieu « Mama913 » Sustrac, Tommy Mandel, Pierre « Vintuitt » Barnasson et moi, en quête de staking.

La nouvelle se propage comme une traînée de poudre sur facebook. Huit couvreurs broke cherchent du staking pour aller pousser les jetons à Lyon. Premier brag, j’ai vendu toutes mes parts en moins de quinze minutes, grâce à un joueur qui a « tout mis », vous comprendrez aisément de qui je parle.

Bref, le joueur que j’ai le plus charrié sur le circuit live a décidé de me staker pour mon premier tournoi live de l’année 2012. Sur quels critères ? Pour que j’arrête de dire qu’il multi-account ? Pour que je parle de lui sur les coverages ? Parce qu’il pense que je suis ev+ sur ce field ? Parce que finalement, il m’aime bien ?

De toute façon, parier sur un couvreur, c’est toujours une riche idée.

Mes collègues parviendront également tous à vendre leurs parts avec plus ou moins de difficultés et nous voilà tous en partance pour Lyon afin de jouer le « tournoi d’une vie ».

Après une petite soirée sympa dans l’antre des grinders lyonnais Jaybee et Kangoo, nous voilà au départ du Main Event du PPD Lyon. 50 000 jetons, des rounds d’une heure pour des blinds qui commencent à 50/100, une structure de rêve offerte par le groupe Partouche pour cette série de tournois lancée l’an dernier. Vu que j’avais déjà eu la chance d’en couvrir plusieurs étapes, je savais que ce tournoi allait être un vrai marathon. En gros, 14 heures/jour à la table, c’est pas facile de tenir le rythme.

Pour l’occasion, j’arborais les couleurs de My Poker Squad et un petit logo Club Poker (quand même, on n’oublie pas d’où on vient !). Nous étions d’ailleurs suivi pendant le tournoi par Alex et Cyril (qui couvraient pour MPS) ainsi que par Npyu-System (qui couvrait pour CP), sensation d’ailleurs un peu étrange de devoir raconter ses coups. On se rend compte ainsi que c’est pas toujours facile de se souvenir avec précision des sizings, des positions … ce qu’on reproche en général aux joueurs qui nous racontent des conneries sur leurs coups.

Sur ce tournoi qui affichait complet, à tel point que le groupe Partouche a annoncé dès le vendredi l’organisation d’un autre PPD au Lyon Vert en mars prochain, je retrouvais quelques habitués du circuit, comme Pierre « Sharkl0 » Drochon, Quentin « 2balla2lose » Lecomte, Flavien « Gerard Mendujeu » Guenan, Alexis « Lesuperpanda » Bouchiouane ou encore Jimmy « Thiness » Guerrero. Curieusement, ça me faisait plaisir d’être de leurs côtés pour une fois, même si je n’aspire pas spécialement à une carrière de joueur. Passer de l’autre côté de la barrière l’espace d’un tournoi, ça fait quand même plaisir. Pouvoir raconter ses coups, avoir des avis de joueurs compétents, pouvoir comprendre un peu mieux les émotions ressenties par les joueurs aux tables, c’est assez chouette.

Jour 1

@My Poker Squad

Mon Jour 1 a été assez compliqué. Pourtant, j’avais au départ hérité d’une table assez facile, si l’on excepte la présence de Stan, un jeune grinder de cash-game 2/4 , 3/6, juste à ma droite. Y avait également Grégory « Juda92 » Ravise mais en mode « Je ne fais que perdre des jetons ». Le reste de la table, c’était des calling stations assez exploitables. Malheureusement, mon jeune voisin un peu éméché saisissait tous les spots et j’éprouvais quelques difficultés à monter des jetons dans les premiers niveaux.

J’ai perdu quelques jetons assez vite dans les premiers niveaux après avoir voulu jouer un peu plus loose que d’habitude, descendant à 42k à la fin du premier niveau. Heureusement, j’ai ensuite réussi à revenir un peu en 3-bettant et en trouvant un flop magique pour revenir au stack de départ.

Ensuite, peu de temps avant de quitter la table, j’ai eu un spot assez intéressant. Sur les blinds 200/400, le joueur UTG limpe à 400, un joueur en MP fait 1200, payé par « Juda92 » en middle et Stan en SB. Je découvre en BB, demande à Grég combien il joue (environ 12k) et opte pour un squeeze à 4,2k (décide à payer un shove du short-stack). Seul le relanceur initial paye mon squeeze. Sur le flop , j’envoie un c-bet à 5,6k et je suis à nouveau payé. On checke tous les deux sur la turn . Sur la river , même si je pense que mon adversaire peut avoir simplement un gros coeur, je me dis que j’ai un peu de value sur les mains type 88, 99, TT et tente une petite mise à 5,1k. Mon adversaire folde assez rapidement ce qui devait donc être un draw et je passe à 72k après ce coup.

Tandis que j’apprécie particulièrement cette table, on vient me dire que le jeu est fini, je dois changer de table.

J’atterris à la table de Florian « Karadonk1 » Bourlet, joueur que j’avais suivi l’an dernier sur ce même PPD, redoutable joueur de cash online qui a cette année gagner le FCOOP HU. Cette table semble d’emblée beaucoup plus difficile que la précédente et je me dis que je vais devoir élargir mon panel de mains et tenter des moves un peu tricky. En guise d’entrée en matière, je perds un petit 99 vs 97s pour un pot à 6k qui me fait chuter à 67k.

Alors que j’ai pour l’instant une image plutôt tight, je relance en milieu de parole pour 1 300 (sur les blinds 300/600/75 et suis uniquement payé par la petite blind, un joueur que j’ai identifié comme assez faible.

Je trouve un flop parfait pour c-bet à 1 600. C’est payé. Deuxième barrel à 2 300 sur la turn qui m’apporte la flush.

Sur la river , je décide d’augmenter les enchères, en faisant 7 600, persuadé que mon adversaire va se level sur un possible « arrachage ». Ca marche plutôt pas mal puisque mon adversaire me paye en me disant qu’il ne me voit pas sur l’as. En effet, j’avais pas l’as mais j’encaisse les jetons pour passer à 82k, en confiance alors que la moyenne avoisine les 65k.

Ensuite, c’est la lente descente aux enfers à base de 3-barrels bluff qui ne passent pas et autres setminings foirés. J’ai clairement pas su changer de vitesse et ouvert souvent trop light contre des joueurs plutôt compétents. Chose assez amusante, Anthony « Panisson » Giangrasso est venu s’asseoir à ma droite et est resté à notre table en mode short-stack pendant un peu moins de deux heures, nous gratifiant de quelques moves hors norme dont il a le secret.

C’est à peu près à ce moment-là que deux coups perdus de suite ont entamé mon moral :

Premier coup : Je relance K6o en middle (lol@tapis_volant est un nit) et suis payé uniquement par Arnaud Durif en position. Je c-bet le flop T9x, puis check-check sur la turn 6. Sur la river 9, je me convaincs que Arnaud a miss un draw et paye avec ma main moisie. Il me montre J9s. Oups.

Deuxième coup : Je relance 2500 en MP sur 600/1200/100 avec  (On a pas le temps de folder dame-dix quand même !) payé par Karadonk au bouton et la BB. Je 2-barrels sur , à 2 750 et 4 100. Et pof, Karadonk me raise à 16k. Il doit me rester 42k derrière imo. Je me dis qu’il est en plein move, mais j’ai pas les couilles et je fold ma top paire pourrie (il me dira avoir )

Je setmine alors comme le vrai spécialiste que je suis, mais ça marche pas très bien, étonnamment. A ce moment-là, je le vois gros comme une maison, je vais finir la journée à 49k, en bon gros nit, alors que Thiness et 2balla2lose sont déjà énormes, comme d’hab.

Puis, comme dirait Marion Nedellec, c’est l’embellie. Je découvre la première premium de la journée et vais parvenir à doubler avec.

Sur les blindes 700/1400/200, je fais 2 900 en MP avec . Karadonk 3-bet à 7250 en SB et je shove 45k-ish. Là, gros tank de sa part, il sait plus où il en est de son plan. « Je suis en train de changer de plan ! ». Alors que je me dis que son plan devait être de 3bet/call puis a opté pour un 3bet/fold un peu dégueu, il me surprend en payant avec . Je tremble un peu surtout que trois carreaux se pointent sur la turn mais je parviens à éviter les balles pour monter à quasi 100k.

Enfin, sur l’avant-dernière main de la journée marathon, Raise UTG à 3200 de Karaye du CP, je fais 7 200 avec QQ et il shove assez vite pour 30k avec AQ. Snaaaaaaaaap ! Ca tient et je passe à 130k pour finir cette journée.

@Npyu_System (Club Poker)

Je mets des jetons dans un sac. Quel plaisir ! Immortalisé par Npyu_System sur son coverage, j’ai l’air d’un gamin qui compte ses jouets. J’avoue, je suis ravi, je vais pouvoir jouer demain, j’ai plus de 70 blinds à l’entame du Jour 2.

Je constate que nous ne sommes plus que trois représentants de My Poker Squad encore en lice dans ce PPD, Veunstyle, Jooles et moi et surtout que certains cpistes (ou wameurs) sont déjà énormes. Thiness a 300k, Karadonk 200k, 2balla2lose 220k.  Tant pis, de toute façon, on ne gagne pas un PPD un Jour 1. C’est surtout le Jour 2 qui compte.

Jour 2

Veunstyle, Tapis_volant, Jooles

Le lendemain, j’atterris à une table avec seulement « Diabolo » que je connais, un pote wameur de Quentin, avant que Alex « Akoos » Coussy (finaliste du PPT cette année) ne vienne s’asseoir à ma gauche !!

J’ai d’ailleurs eu assez vite un coup intéressant contre « Diabolo » :

Sur 800/1600/200, Diabolo ouvre UTG à 3 600, payé par un nit au bouton. Je découvre en SB et décide de flat. La grosse blind paye également.

Je découvre un flop magique. Je pense à donk-bet mais me dis que Diabolo va c-bet quasi toute sa range ici. Du coup, je checke. Diabolo c-bet à 7 500, payé par le nit. Je paye également, me disant à ce moment-là que je vais faire fold beaucoup de mains si je check/raise flop.

La turn est un qui ouvre un flush draw et Diabolo 2-barrels à 16k. Le nit folde assez vite et j’opte pour un check-raise à 35k, persuadé qu’il peut se level et tout mettre avec overpaire.

Il tanke assez longtemps et finit par folder ce qu’il me dira être plus tard . Dommage, mais je monte à 160k, plutôt un bon début.

Je prends encore pas mal de pions en payant le tapis de 30k d’un short avec AK quand il détient AT. Pas d’horreurs, et je passe à 200k aux blinds 1k/2k/300. Wow, j’ai cent blinds dans un tournoi, ça ne m’était pas arrivé depuis 1974 !

Après un passage éclair à la table 2balla2lose/Masterjoghurt où je n’ai pas fait grand chose d’autre que relancer des merguez et me faire 3-bet, je me retrouve à une table vraiment folle où le niveau est digne d’un 5€ sur Winamax quand arrive le fameux coup sur lequel je bust du tournoi :

J’ai 170k aux blinds 2000/4000/50.

Un joueur qui l’orbite d’avant a raise/fold JJ contre un short qui avait 12bb (alors que le mec avait 90bb) relance UTG à 9k (avec 300k de stack. Je découvre au bouton, j’hésite à flat mais je me dis qu’il y a une tonne de value à prendre contre ce type de joueur. Je fais 21k. Il paye assez vite.

Sur le flop , je me sens plutôt nutsé et je veux le faire payer tous ses Ax (AQ/AJ/AT), je fais 21k, un peu moins de la moitié du pot, sachant que ce genre de sizing égal au sizing preflop a tendance à induire les livetards à faire des erreurs.

Bref, il annonce « call » très vite. La turn est un , carte inoffensive s’il en est vu que les A9/A2/A6 sont « à priori » à exclure de sa range.

Il y a quelques temps, j’aurais peut-être check-back pour payer anybet river et contrôler la taille du pot, mais bon, y a mass-value ici contre ce profil très CS. Je fais un deuxième barrel à 35k et il annonce « tapis » assez rapidement.

Je presque-snap sachant que les deux mains dont j’ai peur, honnêtement, sont AA (même s’il m’aurait sans doute 4-bet hyper cher vu le profil) et 99.

Je retourne ma main plutôt rassuré mais je découvre son fabuleux .

Je vois la river tomber et je sais que je viens de quitter le tournoi contre un mec qui va probablement tout dégueuler dans dix minutes. Un peu amer, j’avoue, après avoir grindé sans showdown quasi sur ce Jour 2, je lui lâche un petit « bien joué » qui veut tout dire et je me casse, dégoûté et complètement vidé de sortir maintenant alors que je me sentais en totale confiance.

@ My Poker Squad

Je retrouve rapidement mes esprits en me disant que c’est pas si grave de buster d’un tournoi de poker mais bon, vu que je n’en fais pas tous les quatre matins, ça fait quand même un peu mal de sortir de cette manière.

Après une petite vodka redbull avec les deux blondes de la Team Partouche Margaux Ponnelle et Ondine Monnanteuil histoire de se requinquer (non, non, Margaux ne me déteste pas à cause de ma chronique !!), je décide de prendre ma revanche et de m’inscrire sur le Side à 300€ qui commence le samedi soir au lieu d’aller faire la fête avec les potes lyonnais. C’est tellement peu souvent que je joue en live qu’il serait quand même dommage ne pas prendre part à cette petite sauterie à 15k jetons qui s’annonce, d’autant qu’un stakeur m’a gentiment pris 50% (Merci à toi qui te reconnaîtra).

Bon, je ne vais pas épiloguer sur ce tournoi, en gros, j’ai monté un gros stack lors du Jour 1 en jouant un peu comme un degen (ce qui m’arrive plutôt rarement mais les tables étaient tellement belles …) pour finir à 50k puis j’ai tout dilapidé le lendemain dès les premiers niveaux pour conclure en beauté sur un flip perdu à une trentaine de places de la bulle.

Encore une fois, la sensation frustrante d’avoir accompli un beau tournoi mais d’avoir deep run pour rien.

Me restait plus qu’à soutenir Steven « Veunstyle » Liardeaux, le dernier couvreur en course dans le Side (qui finira ITM pour quelques euros) et le gamin Quentin « 2balla2lose » Lecomte sur le Main Event (12ème pour 2 600€) avec lequel j’avais eu la bonne idée de swapper en début de Jour 2.

Merci à My Poker Squad pour cette belle expérience et à mes stakeurs (plus particulièrement l’aventurier qui a mis toute sa bankroll – ou presque – pour m’aider à jouer ce tournoi). Un grand merci également à tout le staff Partouche (Maxime, Jean-Jacques, Zaton, Benoît, Aurélien…) pour l’accueil sur ce PPD. Même si les couvreurs n’ont pas vraiment brillé, ils reviendront plus fort sur un nouvel event … très bientôt.

Le coverage de My Poker Squad, par Alex et Cyril

Le coverage de Club Poker, par Npyu-System

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2011 : Une année de coverages

10 janvier 2012 at 16:49 (News)

Euh ... comment ça j'ai un double joueur de Poker ?

Bonne année à tous !

J’avoue que comme d’habitude, je ne suis pas hyper actif sur ce blog. Ca tombe bien, je ne suis pas quelqu’un d’hyper-actif en règle générale. Cependant, on peut dire que cette année 2011 a été riche niveau Poker. Devenu le couvreur n°1 de Club Poker après le départ de Kinshu vers Pokerstars/Poker-Actu, j’ai pris mes responsabilités en parcourant le monde pour effectuer des coverages d’événements internationaux. Comme je n’ai pas le courage de recopier ici le post que j’ai fait sur Club Poker, je vous invite à lire la rétrospective de l’année 2011 où vous pourrez découvrir tous les tournois que j’ai eu la chance de couvrir cette année : Vegas, Cannes, Berlin, Deauville, Mazagan … et j’en passe.

La rétrospective de l’année coverage 2011 sur CP

Sinon, 2011 a également été l’année où j’ai officiellement terminé mon court-métrage « En bas de l’échelle » qui commence tout juste sa vie sur les festivals de court-métrage après plusieurs projections officielles sur la région parisienne et dans le Limousin, où le film a été tourné. Ce projet en appelle d’autres, bien évidemment, et j’ai bien l’intention de rebondir cette année et de me remettre au travail pour réaliser à nouveau.

Le combat entre Poker et Cinéma continue en 2012 …

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Couvreur : un beau métier

27 décembre 2010 at 19:37 (News)

Amis gamblers, whiners ou braggers, bonne année 2011 !

Après avoir délaissé ce blog, pour de bonnes raisons je vous rassure, je reprends la plume pour revenir sur cette année 2010 riche en émotions.

Je vais tenter de vous raconter un peu le parcours que j’ai effectué ces six derniers mois dans le monde du « coverage ». Après avoir longtemps écrit pour le cinéma (ou essayé en tout cas), cela fait désormais six mois que j’écris … pour du Poker.

Préface : La Newteam

Ma première expérience d’écrits sur le Poker s’est faite à l’ombre des parties de Poker Amateur. Ce qui m’a conduit plus tard vers les coverages est mon experience acquise auprès de la « Newteam ». En effet, cette jeune équipe de joueurs de Poker amateur d’origine asiatiques composée de Bao, Viet, Nam et Dathuy, m’a permis de m’exercer à la retranscription de tournois. Je les ai suivis sur quelques petits tournois organisés dans la région parisienne, des tournois à petit buy-in que j’avais également la chance de pouvoir jouer. Alors que je faisais déjà des compte-rendus assez détaillés de mes tournois, Viet (ou Oliviet Atton) m’avait demandé si ça m’intéresserait d’écrire pour eux. Je ne savais pas trop si je devais accepter la proposition, même si j’étais plutôt tenté. Etant fan d’Olive et Tom et éprouvant pas mal de sympathie pour ces quatre joueurs talentueux, j’ai eu l’idée, un soir où je m’ennuyais, de faire une espèce de parodie du dessin animé Olive et Tom, en intégrant les joueurs de Poker dans la Newteam, utilisant mes compétences de monteur vidéo pour créer un petit film qui m’amusait. Pour le fun, je vous ai mis la première vidéo (y en a quatre autres, pas difficiles à trouver, si vous voulez).

Le blog de la Newteam

Ensuite, j’ai également conçu un blog pour cette sympathique équipe, dans laquelle se mélangeait compte-rendus de tournois et épisode vidéo de la Newteam. Cette belle expérience était vraiment chouette, j’en ai tiré un surnom, Roberto (le nom de l’entraîneur d’Olivier dans Olive et Tom) ainsi que de très belles rencontres humaines. Pour moi, c’était comme un petit apprentissage du métier, même si je ne savais pas encore que ça allait me conduire chez Club Poker.

Les débuts : Qu’est qu’on se marre à Kech !

Alice : « Sur quels critères tu me photographies à chaque tournoi ? »

J’ai commencé à travailler pour le forum Club Poker en mai dernier. Lors d’un séjour à Marrakech où j’ai accompagné mon ami Elie pour faire un documentaire sur un jeune joueur de Poker, Steven « Gloub » Moreau, j’ai eu l’occasion de faire mes premiers pas – non officiels – dans le monde du coverage. L’idée du projet d’Elie était de développer un concept appelé « Cartes sur Table » qui regrouperait des documentaires courts sous forme de portraits de jeunes joueurs de Poker prometteurs. Sur ce projet de documentaire, je tenais en quelque sorte le rôle d’assistant d’Elie sur ce projet auto-financé, j’étais sensé aider le réalisateur et prendre le son quand il en avait besoin. Elie était souvent posté avec son 5d face à Steven, attendant que se produisent des coups dignes d’être filmés. Cela me laissait donc du temps et, comme je l’avais prévu avant de prendre l’avion, je me suis dit que ce serait sympa de faire un coverage artisanal du tournoi, sachant que j’avais une accréditation presse et que Club Poker n’avait envoyé personne pour couvrir l’événement.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce mot « coverage », cela consiste à couvrir un événement poker sur un site internet. On y raconte les coups, le déroulement du tournoi, on parle des joueurs, un métier de reporter très récent dont le précurseur en France est le célèbre Benjo qui, après ses débuts sur le CP, travaille actuellement pour Winamax, en binôme avec Harper. Depuis longtemps, je prenais un plaisir immense à lire les coverages, suivre les tournois à travers l’oeil du reporter m’a toujours particulièrement plu. Je suivais notamment les coverages de Kinshu sur ClubPoker ainsi que de Harper et Benjo sur Winamax. J’avais donc ma petite idée sur comment raconter les événements mais surtout, je voulais essayer d’y mettre un petit peu de fantaisie, histoire d’apporter un petit peu ma « patte » personelle sur le forum. Cet exercice m’a beaucoup plu, je le confesse. Ce coverage était certes très léger en terme de contenu et de qualité mais m’a permis de faire mes premiers pas de couvreur amateur. Allez, juste pour le plaisir, mon premier post de couvreur amateur.

Nori : « Vous les collectionnez, les jeux de mots à base de (no)riz ? »

Bienvenue au Club (Poker)

Ensuite, l’un des membres de Club Poker qui était tombé sur le thread par hasard, FPC pour ne pas le nommer, m’a permis de rencontrer ceux que l’on appelle les W’s dans la communauté Club Poker, à savoir Webmaster et Webdesigner. Bien que j’avais annoncé à Laurent le webmaster via MP que j’allais tenter un petit coverage du tournoi de Marrakech, il ne m’avait pas répondu. Par contre, il avait depuis vu/lu mon travail et cela avait suscité un intérêt certain chez lui, à une période où les tournois se multipliaient partout en France et dans le Monde entier. Kinshu, le reporter officiel du forum, avait besoin d’aide pour mener à bien ses coverages, il ne pouvait pas assumer tous les tournois qui se déroulaient à longueur d’année. On m’a donc donné ma chance, et le Poker a envahi encore un peu plus ma vie.

DeepStack Wagram : Am Stram Wa-Gram

le coverage du tournoi

Ma première destination n’était pas très glamour, à savoir qu’il fallait couvrir un tournoi de Poker à 2k€ le buy-in au Cercle Wagram, une sorte de mise à l’épreuve en somme. Pas beaucoup de stars présentes, beaucoup de joueurs dont je n’avais jamais entendu parler, et surtout aucune information sur comment procéder pour faire un bon coverage, à part « T’amènes un ordinateur et un appareil photo ». Me voilà donc dans le grand bain du reportage Poker, au cercle Wagram, au mois de juin 2010.

Nlegend : « C'est toi, Kinshu ? C'est toi, Jooles ? Beh t'es qui alors ? »

Je prends mes repères timidement, essaie d’être discret tout en faisant des va-et-vient entre les tables et la minuscule salle aménagée pour les journalistes. Je fais face à la plus grande difficulté du couvreur, à savoir (re)connaître les joueurs dont on va parler. Dans ce tournoi où l’on trouve plein de ce qu’on appelle les « randoms », pas facile de mettre un nom sur les visages. Alors, pour parler d’eux, c’est pas si simple. Le joueur chauve, le gros, le livetard, le random, l’homme à la place 2… Je trouve néanmoins quelques joueurs dont le visage me dit quelque chose, Jean-Paul Pasqualini, Nicolas Dervaux, Nicolas Langlois et puis rencontre quelques joueurs dont j’entendrais bientôt parler, Franck Kalfon entre autres… La grande difficulté également, dans cet exercice, c’est de vaincre ma timidité maladive. Comme je n’aime pas trop déranger les joueurs, je me place plus en tant qu’observateur et peine à trouver des coups intéressants à raconter. Finalement, j’essaie de faire de mon mieux et engrange de l’expérience en apprenant de mes erreurs (mauvaises photos, erreurs de timings…).

Je suis plutôt content de l’expérience, c’est une première qui me donne envie de recommencer. Finalement, relater des coups de Poker, cela pourrait bien être une passion logique pour un type qui aime jouer aux cartes mais aussi raconter des histoires !

Partouche Poker Tour St-Amand : un ticket, svp ?

le coverage du tournoi

Filles : « C'est où le bureau de tapis_volant ? Patrick Partouche lui offre du pop-corn ! »

Comme mes compétences de couvreur ont été validé par maître Kinshu himself, on m’envoie bientôt à St-Amand pour couvrir un super-satellite pour le Partouche Poker Tour de Cannes.

Je découvre les joies du voyage pour aller bosser. Un week-end à St Amand-les-Eaux, y a plus exotique comme destination mais je m’en contente car je trouve un bonheur indescriptible à découvrir de nouveux horizons. Parmi les joueurs qui participent à l’événement, citons notamment Sébastien « SebCBien » Sergent, Steven « Gloub94 » Moreau, Nicolas « Nlegend » Langlois, Frédéric « Polenord » Schott, Kevin « PNK60 » Douchin, Sébastien « Sebton » Le Carpentier. Sur ce tournoi, j’ai pour la première fois l’occasion d’utiliser un appareil canon 7d pour les photos. Je trouve que les photos, c’est souvent le point noir de la majorité des coverages et, comme je suis très sensible à l’image, j’essaie d’améliorer coverage après coverage mes prises de vues. J’expérimente également de faire quelques vidéos pendant l’événement mais me rend vite compte que ce n’est pas très gérable en terme de temps.

Gloub94 : « Tu me le prêtes, ton sweat-shirt à rayures, tapis_volant ? »

Ce tournoi voit la qualification de deux petits jeunes que je considère un peu comme des amis depuis : Nicolas « Nlegend » Langlois et Steven « Gloub94 » Moreau. Je me rend compte qu’à force de suivre des joueurs qui sont issus de Club Poker, on apprend à les connaître et à les apprécier. Le coverage en devient forcément subjectif puisque l’on préfère parler des gens qu’on aime et que parfois, on va négliger des bons joueurs car, pour nous, ce sont des « randoms ». Je garde un beau souvenir de ce PPT St Amand, l’impression d’être à ma place derrière un ordinateur à raconter des coups, pas de sentiment de jalousie par rapport aux joueurs qui se mettent en danger en tentant ce genre de satellite. Je profite de la chance qui m’est donnée de cotoyer des joueurs dont le rêve est de claquer LA perf. Pourquoi pas à Cannes, puisqu’ils ont désormais leur ticket en poche ?

Projet Vidéo : Cartes sur Table

S’ensuit alors un long moment sans tournois, dû au fait que c’est la fin de saison et que c’est de toute façon Kinshu qui a la priorité à Club Poker, car étant un CDI avec eux. Pendant cette période de disette, je vois donc de loin Kinshu et Gab-X passer le Main Event à Vegas. Je commence à rêver d’avoir pourquoi pas un jour la chance d’aller à Vegas. Dans ma petite carrière de joueur, j’ai échoué à de nombreuses reprises tout près des tickets pour Vegas et j’avoue que cette destination me fait un peu rêver. Enfant, je rêvais de Vegas et Hollywood. Je n’ai pour l’instant réalisé aucun de ses deux rêves. Peut-être l’année prochaine ? Pour l’instant, j’utilise mes anciennes compétences de monteur vidéo pour terminer le montage du film d’Elie sur Steven « Gloub94 » Moreau. Le portrait de Steven sera donc l’épisode pilote d’une série que nous aimerions beaucoup poursuivre avec d’autres joueurs. Voici le lien de la vidéo, pour ceux qui auraient raté ce petit documentaire sur notre « Gloub » national.

BPT Dinard – AssurancetouriX chez les bretons

le coverage du tournoi

Gamin : « Génial, mes parents jouent aux cartes ! »

Après cet été où je me souviens juste avoir grindé sur le .fr, fait du montage et cherché en vain à terminer mon court-métrage, je refais mon apparition sur la scène des coverages pour le Barrière Poker Tour de Dinard, où je fais la connaissance avec pas mal de joueurs, comme les sympathiques membres de la Team Barrière Guillaume Cescut, Pedro Canali, Arnaud Esquevin ou Rémi Biechel ainsi que Nicolas « Nicbab » Babel ou encore le brillant vainqueur Victor « AssurancetouriX » Delmas. Je croiserai également la route de pas mal de jeunes joueurs sympathiques, comme « KingkongHEP » ou « Freestyle234 ». Je fais aussi la connaissance de Laure « Toun » Tran, véritable illumination dinardaise qui me laissera de précieux souvenirs ainsi qu’un petit message à notre Kinshu national. Pedro et Guillaume me trouvent alors un surnom (tapis_violent), qui découle sans doute du fait que je « casse » pas mal dans mes coverages. On peut dire que ce petit coverage est un apéritif avant le grand tournoi sur lequel on m’envoie : La finale du Partouche Poker Tour à Cannes. Conscient du fait que je dois encore faire mes preuves sur ce petit tournoi de Dinard, j’essaie de m’appliquer et de proposer un coverage de qualité de l’événement.

Toun : « Sympa la technique pour pousser Kinshu à lire ton coverage ! »

Partouche Poker Tour de Cannes : Tout durrrr !

Le coverage du PPT On/Off (avec Kinshu et Jaybee)

Ivey : « Je le connais ce gars qui me photographie, c'est pas un pote de Tekintamgak ? »

Début septembre, arrive alors l’événement tant attendu : la grande finale du PPT à Cannes. 8500€ de buy-in, des stars par dizaines, une salle de tournoi immense, et je me retrouve donc dans la salle de presse en compagnie de Kinshu, au milieu de journalistes de tous les pays. Je fais la connaissance de Benjo et Harper et partage de nombreux moments sympas avec Gab-X, responsable vidéo et Stéphane, responsable logistique. A Cannes, j’apprendrais surtout que, pour l’instant, je ne connais personne dans ce milieu et que ce n’est pas forcément facile de s’intégrer parmi les joueurs. Je partagerai tout de même une soirée mémorable dans la villa de Tristan Clémençon où, bourré comme 99% du field, j’en profiterai pour faire la connaissance de quelques têtes connues du circuit.

Locsta : « Parfois, j'aime pas trop jouer au Poker égyptien ! »

L’événement le plus marquant de ce PPT sera pour moi l’éclatement de la bulle du Main Event. Jamais je n’avais vu autant de tension dramatique que pendant ce moment où Marc « Locsta » Inizan était à tapis, jouant son tournoi devant un parterre de journalistes, de joueurs, d’officiels, sur un coup qui pouvait faire de lui le chipleader du tournoi ou anéantir ses espoirs de victoire à la pire place. J’avais fait partie des chanceux qui avaient assisté au début du coup et n’étais donc pas condamné à suivre le drame de loin. Je voyais « Locsta » perdu au milieu de cette foule de journalistes avides de sensationnel et de joueurs en attente de la délivrance, à savoir l’éclatement de la bulle. Marc jouait son tournoi avec deux dames contre un tirage carreau+deux overcards chez son adversaire, le fantasque Ibrahim Raouf. La river fut un carreau, déclenchant une immense tristesse chez le joueur breton, qui s’était montré très impressionnant jusque-là sur ce tournoi. Ce sont ses moments qui vous font aimer le métier. On se sent proche des joueurs, on cherche à les comprendre, on les soutient du mieux qu’on peut.

Cannes nous aura apporté beaucoup de belles histoires, la domination de Vanessa Selbst, le fabuleux parcours de Raphaël Kroll, le sauvetage de contrat de sponsoring par un Nori back in business, mais également l’affaire Tekintamgak, que je développerais par la suite. Ce tournoi laissera tout de même un goût d’inachevé, car j’allais sans doute suivre la table finale de loin, à la télé, vu que la TF avait été déplacé au mois de novembre, histoire d’alimenter le buzz. Quoiqu’il en soit, le tournoi s’était très bien passé avec Kinshu. Aucune prise de tête, il m’a semblé qu’on était plutôt complémentaires, et jamais vraiment en concurrence. J’espérais déjà que notre « duo de couvreurs » CP se reformerait bientôt pour couvrir de beaux événements.

Stéphane : « Je vous présente Moquette_flottante et Kinchoucroute ! »

Barrière Poker Tour de Bordeaux : Nantes à l’eau

Le coverage du tournoi

Toun : « J'aime bien être la bubble-girl »

Histoire de redescendre un peu sur terre à la rentrée, on m’envoyait une nouvelle fois sur un événement Barrière, à savoir le BPT de Bordeaux. Après avoir expérimenté un bar sympathique et sa chambre froide, j’étais donc tout seul pour couvrir cette nouvelle étape BPT et retrouvais pour l’occasion toute la team Barrière. Après les stars de Cannes et sa quantité de posts « gratuits », c’était nettement plus difficile de trouver des joueurs sur qui poster à Bordeaux. Je ne connaissais que très peu de participants dans cette belle brochette de randoms. On ne pouvait pas croiser ici Dwan, Ivey ou Mizrachi, il fallait que je me fasse un peu aider pour trouver des joueurs intéressants à suivre. Je découvrais cependant au fil du tournoi quelques figures sympathiques de l’univers online, à savoir les nantais « Timus », « Mill » ou encore Jérôme « Jayjay » Jacq, qui gagnera finalement le BPT. Je n’ai pas des masses de souvenirs de ce tournoi, hormis que la table finale n’était pas très excitante à suivre et que la moyenne devait tourner autour de 10bb.

Timus : « Ah, vous saviez pas que les nantais savaient jouer au Poker ! »

Deepstack Club Poker – Rirouflush

le coverage du Jour 1a

le coverage du Jour 1b

le coverage du Jour 2

le coverage du Jour 3

Croupier : « Dites pas que je suis inscrit sur Wam, hein ! »

J’enchaînais ensuite avec le coverage du DeepStack Club Poker, un tournoi connu pour rassembler tous les jeunes grinders du CP qui n’ont pas encore la bankroll pour disputer des tournois à 4 chiffres de Buy-in. Direction l’ACF que je découvre plus ou moins (j’y ai été joué une seule fois, deux ans auparavant, pour un sat WPT) et une table minuscule en guise de salle de presse. J’avoue que j’ai bien apprécié de couvrir cet événement, notamment grâce à l’intéractivité qui naît entre le couvreur et les membres du forum, contents de suivre les exploits de personnes qu’ils aiment. Leur pote, frangin, ami, dispute le tournoi et ils veulent avoir de leurs nouvelles, vivre avec eux l’événement, et faire plaisir aux lecteurs est tout de même la base de ce métier tout récent de couvreur. Pour la première fois, j’ai un peu l’impression de suivre des potes (Rirou, Roro, Gloub et autres…) et de raconter leurs exploits, et j’avoue que c’est bien plus excitant que de parler de livetards que personne ne connaît. Cet événement organisé par l’ACF et le CP reste incontournable sur la scène des tournois deepstack à moindre coût.

Hold’em Series à l’ACF – Are you talking Thumy ?

le coverage du tournoi

Gastounet73 : « Certains disent que je run good ? Je trouve pas, moi ! »

Comme si cela ne suffisait pas, un autre événement Poker m’entraîne une nouvelle fois à l’ACF, le Hold’em Series à 3k€, où l’on retrouve toute la fine fleur du Poker héxagonal, avec notamment, Arnaud Mattern, Antony Lellouche, Tristan Clémençon, Eric Haïk, Eric Sagne, Roger Hairabedian … et même Estelle Denis, en mode 100% chatte. Je découvre également pas mal de jeunes stars du online qui commencent à se faire un nom sur la scène des circuits live, et notamment la Team Eurosportbet avec Hugo « HHHUGO » Lemaire, Clément « clem2511 » Thumy et Basile « Basou » Yaïche ainsi que Léo « Gastounet73 » Laslandes, véritable terreur des tables en .fr. Parmi les jeunes joueurs plein d’espoir, on trouve également Ronan « Roroflush » Monfort qui passera un tournoi très difficile après avoir raté un bluff dès le premier niveau contre le fish de sa table, l’amputant de la moitié de son stack.

Roroflush : « Je fais la course avec Glouby aux 24 heures de la Hendon Mob »

La victoire reviendra à un talentueux joueur Local Hero Winamax, Paul « Proscoo » Pirès-Trigo, énigmatique et brillant joueur de tournois qui aura fait preuve d’une grande maîtrise tout au long du tournoi. J’ai beaucoup apprécié de couvrir ce beau tournoi (et pas seulement parce que j’ai découvert Elaine Yougmoneymaker lors de cet événement !) avec un field particulièrement riche, et voir de nombreux joueurs online de ma génération en table finale n’était pas pour me déplaire.

Elaine : « Je fais semblant de travailler mais je pose quand même »

BPT d’Enghien-les-Bains – Un collet en diamants

le coverage du tournoi

Ronando : « Si tu parles de mes 5-bet light, je te stacke ! »

Tandis que Kinshu a préféré couvrir le France Poker Series de Lyon, on me confie ensuite le coverage de la finale BPT d’Enghien-les-Bains. J’avoue que je suis un peu stressé, je commence déjà à angoisser devant l’ampleur de l’événement. Même si j’étais déjà à Cannes, là, je me retrouve tout seul à couvrir cette finale qui va rassembler la crème de la crème des joueurs français. Heureusement, je retrouve pas mal de jeunes têtes connues comme Steven « Gloub94 » Moreau, Nicolas « Nlegend » Langlois et autres. Ce tournoi sur trois jours rassemblera 325 joueurs et verra la victoire de l’ex-footballeur Vikash Dhorasoo. Pour moi, c’était également l’occasion de partager un peu ma nouvelle vie de couvreur avec Elie « trogloelie » Girard qui, pour cette fois, allait m’accompagner pour la vidéo. C’est clair que la vidéo peut apporter beaucoup aux coverages dans un avenir très proche. Après, reste à savoir comment utiliser ce formidable média pour raconter autre chose que des bad beats à répétition.

Clovis : « Comment ça je peux pas concourir pour le Barrière Poker Player 2024 ? »

La principale difficulté à Enghien était de couvrir l’événement dans sa globalité. J’avais mis un point d’honneur à raconter également ce qui se passait hors Main Event, à savoir les sides events ainsi que le casting barrière Poker Player 2011 qui verra l’intégration du jeune Adrien Allain dans la Team Barrière. Ces trois jours furent intenses, mais il me semble que c’est le coverage où j’ai donné le meilleur de moi-même, et pas seulement pour impressionner la charmante Elaine et la troublante Alice ! Après une soirée mémorable en compagnie de Tristan Clémençon, Ilan Boujenah, Marc Inizan, Ronan Collet ou encore Steven Moreau et après avoir vu « Locsta » faire une formidable imitation bourrée de Pascal Perrault racontant son mythique bluff, je pouvais revenir à Paris, lessivé. J’avoue que les coverages, c’est plutôt usant, demandez à Benjo. Il a une jambe en bois, plusieurs prothèses et je ne sais pas si son coeur est d’origine !

Table finale du PPT – Mrs.Selbst vs Mr.Kroll

le coverage de la table finale

Kroll : « Passer à la télé, bof, jouer avec Vanessa, yeah ! »

Tandis que Kinshu était envoyé au WPT Amnéville, je me retrouvais avec Webmaster à Cannes pour assister à la finale du Partouche Poker Tour. Le casting était alléchant et la finale promettait beaucoup. A la demande de Laurent, je m’étais plongé dans les biographies des forces en présence avant d’aller à Cannes pour assister à cet événement désormais incontournable du poker français. J’avais également réalisé des interviews des trois joueurs français. Peu habitué à ce genre de travail, je retrouvais pourtant mes premiers amours de journaliste sportif, ce que je voulais faire quand j’avais dix ans, en interviewant ces grands joueurs de Poker.

Benjo : « Je vous jure, je regarde pas les cartes des joueurs ! »

Rendant limite terne l’autre finale qui se déroulait à Vegas (celle des WSOP), la finale cannoise a permis à Vanessa Selbst d’accomplir une superbe performance et surtout a donné l’occasion de découvrir le talent éclatant d’un jeune français, Raphaël Kroll, le tout en léger différé sur le net, avec un spectacle à faire pâlir Cecil B. De Mille ! Signalons également la belle troisième place de Fabrice Soulier et le 7ème place du limpers Cyril André.

Vanessa : « Ils sont fous ces américains ! »

Cette finale avait fait couler beaucoup d’encre avant même de démarrer. En effet, un joueur avait tout simplement été viré de cette TF pour soupçons de triche. L’affaire Tekintamgak nous a tous fait peur. En effet, cette histoire, en tant que jeune reporter Poker, avait de quoi effrayer. Comment allons-nous être perçus ? Comment continuer à travaller dans de bonnes conditions ? Pourrons-nous continuer à scruter les tables en attendant les coups ? Autant de questions que l’on se posait tous après cette affaire de triche. Ensuite, même si les organisateurs de tournois semblent faire plus attention depuis, on ne nous a pas encore empêché de faire notre travail. Normal, nous sommes indispensables ! Qui irait raconter des bad beats si on n’était pas là !

DeepStack Club Poker – Un bot aux commandes

le coverage du jour 1a

le coverage du jour 1b

le coverage du jour 2

le coverage du jour 3

Laurent, le webmaster de CP, a décidé d’organiser une véritable expédition à Marrakech, histoire de marquer le coup. Pour ce rendez-vous du World Poker Tour, nous serons donc quinze personnes du forum pour raconter l’événement, certains pour le coverage (Kinshu et moi + Jaybee pour le off), d’autres pour la vidéo (Gab-X, Clovis), certains pour la radio (FCP, ArtPlay, Comanche), d’autres pour les vacances ou le travail, on ne sait pas trop (Webmaster, Piercy, Supercaddy, Stéphane…). Mais avant ce grand rendez-vous qui va me ramener sur la terre de mon premier jeu de mot pour le Poker (à savoir « Qu’est-ce qu’on se marre à Kech ! »), direction l’ACF pour un nouveau Deepstack ClubPoker.

Ce tournoi sera très étrange pour moi, notamment parce que j’ai décidé de le jouer également. Pendant que je le joue, je suis suppléé au coverage par Mathieu « Mama913 » Sustrac, journaliste chez MIP, 20 minutes.fr et parfois couvreur sur certains événements suivis par ClubPoker. Peut-être déjà plongé dans les dunes marocaines, je n’ai pas plus que ça apprécié ce tournoi à couvrir. Peu de têtes connues, sachant que beaucoup étaient déjà partis pour le DSO à Marrakech. Il restait quand même quelques joueurs sympathiques à suivre, « Tilou », « Totof », « RafK » pour n’en citer que quelques-uns. Par contre, ce qui était assez chouette, c’est de voir mon pote Elie faire un deep-run sur ce tournoi, pas seulement parce que j’avais des parts sur lui, mais surtout parce que c’est toujours sympa de parler des gens que l’on aime bien.

Elie : « Quand est-ce qu'on le fait, l'épisode 2, alors ? »

Je serai également le témoin de la pire fin de tournoi de l’année, à savoir un deal qui conclue la finale et l’arrête à trois joueurs left, sans une quelconque somme laissée à la gagne. C’est JB Bot qui s’imposera finalement dans ce Deepstack Club Poker 4ème édition de l’année. Même s’il fait un beau vainqueur, voir un tournoi s’arrêter comme ça, tandis que les joueurs ne se battent même pas pour rattraper le chipleader, c’est toujours particulièrement frustrant.

WPT Marrakech – le séminaire Club Poker

le coverage du jour 1a (avec Kinshu)

le coverage du jour 1b (avec Kinshu)

le coverage du jour 2 (avec Kinshu)

le coverage du jour 3 – table finale (avec Kinshu)

le coverage off de Jaybee

Nicolas : « Difficile la vie de joueur pro ! »

Et nous voilà donc quelques jours plus tard dans l’avion pour Marrakech. Kinshu est déjà là-bas car il a couvert le DSO où « Harper » et « Roroflush » se sont illustrés. On va passer quelques jours en mode vacances, puis commencer le coverage du WPT Marrakech sous une tente, qui ne tardera pas à s’envoler avec la tempête. On se retrouve donc sur des tables de Poker, à installer nos ordis dans cette nouvelle salle de presse aménagée du coup au plus près de l’action. C’est pas pour nous déplaire finalement. Ce tournoi sera particulièrement étrange, pour plusieurs raisons. D’abord, la faible affluence fera ressembler le Jour 1b de ce WPT à un grand sit and go, explicable à cause du succès du WPT Amnéville. A defaut de gros field, on pouvait se consoler par la qualité du casting. En effet, tout le petit monde du Poker Pro s’était donné rendez-vous au Maroc, pour n’en citer que quelques-uns, ElkY, Arnaud Mattern, Bruno Launais, Julien « Nori » Labussière, Nicolas Levi ou Marc Inizan ou encore les petits nouveaux « Roroflush » ou « Inho ».

Guillaume : « C'est cute de finir runner-up. Après, c'est la cuite ! »

Ce WPT sera également le théâtre de la plus belle performance de la carrière de Guillaume Cescut, clairement un des joueurs avec qui j’ai le plus échangé sur le circuit. Il termine runner-up de ce tournoi, juste derrière le brillant allemand Sebastian Homann, et remporte plus de 100K€ pour son exploit.

Harper : « Tu disais quoi sur carpette_flottante, Nico ? »

Cet événement Poker, c’est également pour moi le moment où j’ai commencé à être accepté par le monde des couvreurs. Même si Benjo n’était pas présent, j’ai beaucoup apprécié de faire partie d’une équipe, guidé par Kinshu, et entouré par des reporters brillants comme Steven, Jooles ou Harper. Les soirées furent assez mémorables et, même si je parais bien vieux par rapport au fougueux Harper, j’ai bien profité de la nuit marocaine. C’est lors d’une de ses soirées que j’apprends par Kinshu qu’il serait ravi de partager un coverage EPT avec moi. Même s’il est bien imbibé à ce moment-là, cette discussion me réchauffe le coeur, balayant d’un coup toute la gêne que je pouvais avoir d’être un « concurrent » pour lui. Je découvrais qu’il appréciait mon travail et qu’il était même content à l’idée qu’on retravaille ensemble sur un tournoi d’envergure. Evidemment, on m’avait déjà parlé de l’EPT Prague, et on m’en parlera encore plus par la suite, mais ce serait comme une consécration d’aller là-bas en cette fin d’année. En même temps, Webmaster n’était pas encore très chaud pour qu’on y aille. Peu importe, si Club Poker se décidait, je serai sûrement de la partie, et j’en étais ravi.

Sebastian : Un deal ? Jamais, de toute façon, c'est toujours l'Allemagne qui gagne à la fin »

Tandis que l’on galère pour récupérer nos valises en transit entre Marrakech et la France, j’apprends la bonne nouvelle : Kinshu et moi irons à Prague pour couvrir l’EPT. J’avoue que je suis super excité à l’idée d’assister à mon premier European Poker Tour en tant que couvreur. Depuis que je m’intéresse au Poker, ce sont sans aucun doute les tournois que j’ai le plus suivi à travers les coverages de Winamax ou de Club Poker, j’ai regardé la plupart des tables finales commentées par Benjo et ces tournois m’ont toujours semblés être « les nuts ».

DeepStack Open de Paris – Flip ou Kalfon ?

Le coverage du jour 1a

Le coverage du jour 1b par Mama

Le coverage du jour 2

Le coverage du jour 3

Le coverage de la table finale par Mama

Mais, avant le départ pour la république tchèque, il faut bien couvrir les tournois qui se déroulent dans la capitale française. Je me retrouve donc en charge du coverage du DSO Paris. Enfin, grâce à de sympathiques stackers, j’ai également eu la chance de jouer le tournoi, sans doute poussé par le fait que c’était le rendez-vous officiel des couvreurs en manque d’adrénaline. Le tournoi indispensable à faire, avec une belle structure et un buy-in relativement peu cher. Harper, Kinshu, Steven, Mama, Lecorback et bien sûr Roroflush (désormais joueur pro) sont dans les starting-blocks pour disputer ce bel événement à l’Aviation Club de France, cercle de jeu qui devient un peu ma deuxième maison en cet automne. Je couvre donc le Jour 1A, puis joue le Jour 1B. Si je passe le jour 1, ce sera Mama au coverage. J’avoue que j’ai trouvé l’expérience un peu embarassante. Déjà, auprès des floors de l’ACF, qui m’avaient dit ne pas forcément apprécier ce roulement des reporters qui jouent également, puis concernant mon jeu globalement. Le fait de jouer et de couvrir un tournoi en même temps n’est clairement pas une bonne idée pour donner son maximum dans chacune des deux activités.

Gloub : « Un jour, je serai couvreur et j'aurai une Hendon Mob comme Harper et Kinshu »

Quoiqu’il en soit, après m’être fait buster d’une manière assez sick en tentant le seul bluff de ma journée contre un livetard qui avait touché les nuts, je pouvais à nouveau revêtir mon costume de couvreur, à savoir le cher pull bleu à rayures que « Gloub94 » aime tellement, pour suivre le Jour 2 et le Jour 3. C’est alors qu’il m’est arrivé une histoire pas banale qui m’a finalement pas mal apporté. Petit rappel : poster des articles sur un tournoi, depuis Benjo, nécessite la présence de jeux de mots dans les titres. C’est pas une obligation, mais comme beaucoup de lecteurs survolent les articles et ont besoin de se raccrocher à des titres, on se doit d’essayer d’être drôle. Alors, la bataille est féroce sur qui trouvera le meilleur jeu de mots. J’avoue que dans ce domaine, certains trouvent des petites merveilles (Harper et Kinshu, notamment, devenus spécialistes dans l’art de trouver tout de suite le jeu de mots qui va bien). Bon, tout ça pour en venir au fameux titre qui a créé le buzz, à savoir « Flip ou Kalfon ».

Kalfon : « Et si on lançait une ligne de vêtements avec tapis_volant ? »

D’abord, ce jeu de mots s’est transformé naturellement, alors que je l’avais posté sous la forme « Kalfon ou Flip », mais aidé par mes potes de bouffonneries, il s’est transformé de manière logique. En postant ce titre pour parler d’un coup disputé par Franck Kalfon (à qui on avait déjà fait des dizaines de jeu de mots sur son nom), je ne m’attendais pas à ce que l’on ne me parle plus que de ça. C’est simple, le lendemain, alors que je jouais le Jour 1B, trois petits gars du forum sont venus me voir en me disant « C’est toi, flip ou kalfon ? Trop bon ! » Ca me faisait marrer, sans forcément me rendre compte que ce titre avait beaucoup fait parler. L’histoire aurait pu s’arrêter là si Franck Kalfon himself ne m’avait pas interpellé le lendemain pour me reparler de cette blague potache. D’abord un peu énervé par ces jeux de mots dignes d’une cour d’école, il s’est fait expliquer le titre par d’autres joueurs du tournoi et même par le floor de l’ACF, à tel point qu’il s’est mis à l’apprécier et à se rendre compte que de toute façon, cette histoire pouvait faire parler de lui. Au soir du Jour 3, il me glissait même l’idée d’en faire un t-shirt qu’il porterait. J’avais déjà la tête ailleurs, vu que je ne pouvais pas couvrir la finale de ce tournoi et que je m’envolerai vers Prague le lendemain tandis que Franck Kalfon, Idris Ambraisse et autres se battraient pour la victoire.

Idris : « Je cherche à ressembler à Ilan Boujenah, j'ai encore du taf ! »

Dans l’avion pour Prague, en checkant le forum Club Poker sur mon iphone 3G pas très balla, je découvre la photo de la TF, et Franck Kalfon arborant un t-shirt avec écrit « Flip ou Kalfon, by tapis_volant ». Curieusement, j’étais presque ému par cette attention et me disait que j’avais, juste par un jeu de mots, gagner une espèce de « crédibilité ». Concernant le tournoi, c’est le local hero Winamax qui a en toute logique rafler la première place et le petit chèque qui va avec.

Kalfon : « Tu vois que j'ai de l'humour, petit reporter ? »

De toute façon, à ce moment-là, le trajet en avion vers Prague aux côtés de Kinshu m’apparaissait déjà comme un accomplissement. Depuis six mois et mes débuts dans le monde du coverage, partir à Prague était devenu un rêve. C’est l’un des EPTs qui a apporté au monde du Poker français quelques moments inoubliables, avec notamment la victoire de Arnaud Mattern en 2007.

European Poker Tour de Prague : Oh my Darling !

le coverage du jour 1a (avec Kinshu)

le coverage du jour 1b (avec Kinshu)

le coverage du jour 2 (avec Kinshu)

le coverage du jour 3 (avec Kinshu)

le coverage du jour 4 (avec Kinshu)

le coverage de la table finale (avec Kinshu)

Hôtesses : « Vous venez pour le Poker, vous êtes sûrs ? »

Que dire sur Prague ? Déjà, c’est clair qu’un EPT, c’est vraiment la Roll’s des tournois de Poker. Une organisation sans faille, une salle de presse grand luxe, un field de qualité, un hébergement à l’Hotel Hilton. Même si je suis déçu de ne pas avoir rencontré Paris Hilton, j’ai passé de très bons moments à couvrir cet événement. Ce marathon praguois m’aura permis de rencontrer pas mal de grands joueurs et d’échanger un peu avec eux, que ce soit de jour ou de nuit. Le tournoi nous aura permis de suivre quelques français, avec en chef de file Manuel « Manub » Bevand qui terminera à une belle 7ème place.

ManuB : « C'est ev+ niveau photoshopage cette septième place ! »

Signalons également les belles performances de Nicolas « Nicbab » Babel, Fabrice « FabSoul » Soulier, Hugo « HHHUGO » Lemaire et Ronan « Roroflush » Monfort qui ajoute une belle ligne EPT à sa Hendon Mob florissante. Un petit mot également sur le vainqueur, Roberto Romanello, qui nous a gratifié d’un très beau moment juste après sa victoire. Emu, bouleversé, il a pleuré pendant de longues minutes, tentant de réaliser l’exploit qu’il venait d’accomplir. Ces minutes étaient incroyables, et rien que pour ça, je n’échangerai ma place pour rien au monde. Etre témoin de tels moments d’émotions, alors que ce n’est qu’un jeu de cartes, relève du miracle.

Roberto : « Oh my god, ce roman est presque terminé, enfin ! »

Ce que j’ai aimé particulièrement lors de cet EPT, hormis le Darling bien entendu, c’est l’atmosphère de solidarité qui s’est établit entre les français. Loin de la France, on soutient nos compatriotes dans leur quête de performance. On vit le tournoi à leurs côtés, on tente de les aider, de les soutenir au moins. Ce véritable marathon tient en haleine les spectateurs, les lecteurs, et nous-mêmes. On cherche des coups à relater, des histoires à raconter, des moments à immortaliser. Tels des corbeaux, on guette la moindre élimination ou le sourire du short-stack qui vient de doubler. On oublie que l’on aimerait être à leur place. Jouer, transpirer, toucher les jetons. Mais pour l’instant, on est à notre place, le carnet à la main, l’appareil photo autour du coup, attendant qu’il se passe quelque chose d’émouvant, d’horrible ou tout simplement de banal. On est là, toujours à l’écoute des bad beats ou des whines intensifs, prêts à donner de notre temps pour écouter les plaintes ou encourager les joueurs qui cherchent à s’en sortir. On est couvreur, et fier de l’être.

Liv : « C'est bon Victor, t'as fini d'écrire ? Tu peux me rejoindre maintenant. »

Rendez-vous à Deauville pour la suite des aventures d’un apprenti-couvreur et d’ici là, good luck aux tables ou dans votre vie !

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Le mois en chiffres

12 avril 2010 at 22:11 (News)

0
Heure à jouer Online
1
Jour où je n’ai pas pensé au Poker
2
Jours de mixage effectués sur mon film
3
Parties lives disputées avec des potes
4
Jours avant que je reprenne le Poker, environ
5
Projets en cours
6
Producteurs rencontrés à Bourges
8
Jours où j’ai pensé à recommencer à jouer
9
Mars où j’ai décidé d’arrêter de jouer
14
Films regardés
22
Episodes de web-série à tourner
25
Heures passées sur ClubPoker ou PCF
70
Episodes de séries regardés
102
Pages de scénario noircies
250
Jetons de toutes sortes achetés
7000
Secondes avant que je redépose sur un site

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I am an addict …

22 mars 2010 at 19:33 (News)

Bonjour, je m’appelle Vic… euh… Tapis_volant et je suis un addict.

J’ai arrêté le Poker Online depuis deux semaines, suite à une prise de conscience officielle et déterminée. Cependant, le sentiment de manque s’amplifie de jour en jour. Les premiers moments sont supportables. Je compense ce manque de jeu par un retour naturel vers les salles obscures et par une indigestion d’épisodes de séries. Puis je ressens un tel manque que mes journées sont occupées à vivre et penser Poker. J’écris des projets sur le Poker en ce moment. Bien sûr, je me suis donc « remis à l’écriture » mais c’est aussi pour mieux parler de ce monde obscur que je connais bien maintenant. Pour aller à des rendez-vous avec des producteurs qui sont aussi d’anciens joueurs de Poker ou qui aspirent à l’être parce que leur boîte se porte mal, une seule émission dans les oreilles : Club Poker Radio. Quoi de pire pour un joueur en manque que d’entendre les jeux de mots de FpC et le 100% technique de Pedro ? J’entends des joueurs qui me ressemblent, ou plutôt qui ressemble à tapis volant, des joueurs de MTT comme AnthoBB, qui jouent tous les MTTs middle stakes qui se présentent sur les divers réseaux.

J’ai le blues du MTT, de cette sensation unique que vous procure l’adrénaline du tournoi. La compétition a en quelque sorte disparu de ma vie. Sans Poker, plus vraiment envie de gagner, donc nécessairement l’impression d’être un loser. Alors, pour briser cette décision irrévocable, je m’autorise une petite partie live entre potes, pour avoir ma dose pour la semaine. Oh malheur, je gagne le tournoi et je me rend compte à nouveau que j’aime ça, que j’aime la compétition, le plaisir de défier l’adversaire, de le lire, de comprendre ses bettings patterns.

Comment résister ? J’ai vidé tous mes comptes, plus de bankroll mais dois-je me faire bannir des sites ? Ne trouverais-je pas un moyen de m’inscrire ailleurs ? Il existe plus de cent sites sur lesquels on peut jouer. J’ai un travail qui ne permet pas de ne penser à rien. L’écriture, activité solitaire et dépressive par essence, distille méchamment du vide entre ses pages, pousse à la déconcentration au moindre manque d’inspiration. La souris bouge toute seule, je la surveille de loin pourtant, mais rien à faire, en une micro-seconde, la page de Firefox s’ouvre et voilà Club Poker ouvert. Entre les discussions-blagues entre posteurs compulsifs et les analyses stratégiques trop souvent intéressantes, les sujets ne manquent pas pour m’inciter à passer une trentaine de minutes devant cet espace communautaire. Et puis, ma conscience se réveille et me ramène derrière ma feuille blanche. L’espace de quelques lignes, histoire d’effacer un peu cette blancheur immaculée. Et puis, sans m’en apercevoir, je suis à nouveau sur ClubPoker, cherchant à voir si quelqu’un a répondu au post que j’ai écrit.

Le manque, je ne l’ai jamais connu auparavant. Ni alcoolique ni fumeur, je ne me suis jamais retrouvé dans une réunion d’anonymes en me présentant aux autres. Il y a deux ans, alors que j’avais également décidé d’arrêter en vue de la réalisation d’un court-métrage, j’avais cherché à contacter Addictel pour connaître les divers moyens de me détourner du jeu. J’ai été plutôt déçu par leur manque de soutien, n’étant pas un « cas grave » parce que je ne perdais pas d’argent à cause de mon addiction. Je ne perdais que du temps ! On dit pourtant que « le temps, c’est de l’argent ». Ce qui m’a surtout déplu dans l’idée d’être devenu un joueur « professionnel », c’est l’idée de considérer ce jeu comme un travail. Après tout, le plaisir du joueur est surtout occasionnel, procuré par l’idée d’affronter d’autres personnes, mais ce plaisir ne peut pas être quotidien, en tout cas plus pour moi.

J’espère juste que je saurais (re)trouver dans le cinéma et l’écriture l’adrénaline que m’a procuré le Poker pendant ces quatre dernières années. Rien de mieux que le cinéma pour dévoiler son jeu et trouver son flop !!

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Pour quelques mots de plus…

27 avril 2008 at 13:11 (News)

Désolé pour mon silence.

Une grande nouvelle a ralenti mon rythme d’écriture ces derniers temps. Un éditeur m’a contacté pour écrire sur le Poker, et notamment sur le rapport entre le Poker et le Cinéma. J’ai donc passé pas mal de temps à réfléchir sur ce que j’allais bien pouvoir raconter tout au long d’un bouquin sur le Poker.
Je continuerais néanmoins d’alimenter ce blog pour vous tenir au courant des avancées de ce projet parallèle.
Bientôt, vous pourrez ainsi retrouver de nouvelles mains de Poker VS Cinéma, de nouvelles anecdotes de jeu (puisqu’il va falloir que je m’y remette sérieusement pour alimenter des pages entières d’analyses précises de coups). N’hésitez pas à me dire ce que vous souhaiteriez voir dans ce projet de livre, que vous soyez cinéphiles ou joueurs de poker.

De plus, j’ai commencé la semaine dernière les premiers repérages pour un tournage que je vais faire au printemps 2009 (si tout se déroule bien d’ici là). Découvrir les lieux de son film apporte toujours cette dose de motivation que l’on ne peut trouver que là : on commence à imaginer, on rêve de son équipe au travail, on pense à la manière dont on dirigera ses comédiens. On commence à tourner…
J’essaierais d’écrire un peu plus dans un prochain post, histoire de vous présenter plus précisément ce projet de livre, né en grande partie grâce à ce blog.

A bientôt sur les tables ou sur la toile.

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Invisiblues

12 avril 2008 at 19:17 (News)

Depuis plusieurs semaines, j’ai commencé ce blog. Quelques bribes de réponses se profilent déjà, bien que ma recherche intime et existentielle n’en est qu’à ses premiers balbutiements. Pour l’instant, voici quelques réponses :

Pourquoi je ne fais plus de Cinéma ?
– Parce que je joue trop au Poker.

Pourquoi je ne gagne pas assez au Poker ?
– Parce que j’essaie de faire du Cinéma.

Mais le dilemme est toujours omniprésent. Il me semble possible, avec un peu d’exercice et de lectures, de gagner de quoi vivre (ou survivre !) en jouant au poker, le poker deviendrait alors une sorte de nouveau travail alimentaire, pas pire que ces journées de montage passées sur des projets peu stimulants.

Mais évidemment, l’envie de repasser derrière une caméra me démange autant qu’elle dérange certains. Mon projet de court-métrage ne se fera pas tout seul et je remercie vivement ici ma productrice d’être encore la seule (avec ma famille) à croire en mes capacités  de réalisateur. Mais ce projet n’est pas encore pour demain, sachant que l’on doit passer par tout un tas de commissions. Y a de quoi se décourager ou pousser des coups de gueule. Je n’ai jamais été le chouchou des commissions. Beaucoup d’échecs au pied du podium m’ont d’abord endurci, puis découragé. J’espère retrouver grâce à ce projet l’enthousiasme et la détermination qui m’animait à chaque nouveau projet lorsque j’étais plus jeune. Mais ai-je encore en moi cette féroce volonté qui me faisait gravir des montagnes. Aujourd’hui, j’ai le blues du cinéma, ce que j’appelle  » l’Invisiblues  » (ceux qui ont vu mon court-métrage Invisibleue comprendront).  Pourtant, je sais bien que c’est ceux qui s’accrochent qui réussiront un jour, mais dois-je encore m’accrocher désespérément ? Certains me conseillent de tenter l’aventure du poker, au moins pour un temps, d’autres de continuer à ramer sur l’océan des réponses négatives et de la frustration. De quel côté êtes-vous ?

Je crois être atteint du  » Syndrome de la Bulle  » (le « Bubble Syndrom »). Au Poker, c’est le moment juste avant les places payées d’un tournoi, où vous êtes tenté de ralentir votre action pour rentrer dans l’argent, quitte à  perdre l’avantage qui aurait pu vous conduire beaucoup plus loin dans le tournoi. Pour clarifier, avoir peur de sauter à la bulle, c’est jouer la sécurité et viser les petits profits. Mais ne doit-on pas voir plus grand ? Faut-il attendre les réponses de commissions qui vont vous donner de quoi tourner un film de 20 minutes, ou prendre les devants et se lancer tête baissée dans la production d’un long-métrage à petit budget ? J’en ai marre d’attendre, et d’entendre, des « non », des « peut-être », des « on verra ». Ma principale qualité au Poker reste la patience, attendre des cartes pendant des heures, ne pas tilter, savoir choisir ses moments. Au cinéma, c’est l’inverse, j’ai toujours été impatient, fonceur, voulant réaliser tout de suite, je me suis vite brûler les ailes en faisant souffler un personnage dans un ballon gonflé à l’hélium. Je ne crois pas encore au scénario parfait, et aimerait commencer un tournage avec des scénarios imparfaits comme Mathieu Amalric l’a dit un jour dans une interview. J’ai changé, je crois que la meilleure solution est de tourner quoiqu’il arrive, avec un scénario maladroit ou des dialogues pas aboutis. Tant pis, le principal est de raconter des histoires et d’émouvoir ses spectateurs.

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J’ai toujours rêvé d’être …

7 avril 2008 at 21:15 (News)

… un joueur.

Passer ma vie à jouer, serait-ce un rêve ? Je crois que j’ai toujours voulu être un joueur plutôt qu’un gangster. Parce que j’ai cette farouche envie de gagner, d’être le meilleur. Devenir un professionnel, c’est encore autre chose. C’est peut-être perdre sa vie à essayer de la gagner. Se renfermer, se replier sur soi. J’aime le jeu, défier les autres, prendre du plaisir, avancer ses pions, miser, gratter, gagner, perdre parfois… J’aime voir des cartes, les toucher, les distribuer, les jeter… Je me suis retenu pendant longtemps de jouer trop. Aujourd’hui, j’ai trouvé dans le Poker un jeu qui me fait vibrer, m’excite, me comble de joie, et de tristesse. Suis-je assez talentueux pour être un vrai gagnant ? Assez chanceux pour gagner mes coin-flips ? Si seulement j’étais très mauvais, je n’aurais pas d’hésitations sur mes choix. Et vous ne liriez pas ce blog en ce moment. Mais heureusement …

… un réalisateur.

J’ai depuis plus longtemps encore rencontré le monde du cinéma. Ce monde merveilleux qui ne laisse que peu de place aux jeunes auteurs. Mais l’émotion que j’ai ressenti devant les films de Kusturica, de Chaplin, de Bresson me rappelle ce désir que j’ai eu un jour de faire à mon tour des films. Pour rendre au moins 1% du plaisir que j’ai pu recevoir en regardant ces films. Un jour dans un festival de courts-métrages, on me demandait pourquoi je voulais faire des films, je me souviens avoir répondu naïvement : « J’ai souvent été ému devant certains films, j’aimerais beaucoup que des spectateurs le soient en voyant mes films »  Aujourd’hui, je ne fais pas de films, j’essaie d’en faire. Bientôt, peut-être, je repasserais derrière une caméra, et ce jour-là, je saurais si je veux passer le reste de ma vie derrière une caméra, exposant mes angoisses ou mes bonheurs au monde entier, ou derrière une table de jeu, à l’abri.

Poker vs Cinéma.

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Les Casses du Siècle

1 avril 2008 at 10:28 (News)

Je n’ai jamais rien cassé après avoir reçu des réponses négatives du CNC pour des projets de films. Par contre, les réguliers bad beats subis sur les tables de poker online m’ont souvent rendus un peu fou. Je pense que tous les joueurs doivent comprendre ces sentiments que l’on éprouve lorsque vous floppez le brelan max et qu’un mec vous pousse à tapis avec une gutshot en touchant bien sûr sa carte à la river. Adieu l’ordi pour certains ! Pof dans le mur pour d’autres ! Moi, c’est la souris d’ordi qui trinque (seulement trois de cassées pour l’instant !!). Pendant un moment, j’avais trouvé un moyen de contourner cet énervement, en dégotant une balle anti-stress. C’était pas mal comme méthode à part qu’une balle donne toujours l’envie de la lancer. Donc, elle est partie plusieurs fois violemment dans la fenêtre, dans le linge qui séchait ou à travers le couloir de l’appart.

Jouer au Poker demande une certaine forme physique, mais surtout une attitude positive : La Zen Attitude. Sur les conseils d’un ami de Poker, Stingerben pour ne pas le nommer, j’ai lu le livre « The Poker Mindset », qui m’a bien éclairé sur l’attitude à adopter face aux coups du sort, aux rivers assasines, et autres calls inconscients. je vous conseille vivement la lecture de ce livre si vous ne souhaitez pas détruire votre écran d’ordinateurs en jouant au Poker sur Internet.

En ce qui concerne le cinéma, les colères intérieures interviennent souvent lors d’événements qui ressemblent pourtant à des moments de fêtes : les festivals de court-métrages. Ces rencontres entre cinéastes m’ont toujours procuré d’étranges impressions. Pendant plusieurs jours, tout le monde s’entend bien, on discute de ses films respectifs, on fait des pronostics sur les résultats, et puis arrive le jour du palmarès tant attendu. Une heure plus tard, lorsque l’on n’a obtenu aucun prix (alors que l’on pensait en mériter un – pas le grand prix forcément, mais le prix de l’image, ou le prix du meilleur figurant à l’arrière-plan !), plus personne ne vous parle, les primés traînent ensemble, discutent de la beauté de ce palmarès, tandis que vous souffrez en silence. Je me souviens bien de ce festival de Palavas-les-Flots où le jury était présidé par Claude Zidi. Je crois n’avoir jamais éprouvé autant de haine envers un jury que ce dimanche-là. Mon film n’était sans doute pas meilleur que les autres, mais j’y avais mis tellement d’énergie, tellement de travail et tellement de coeur, que la frustration m’envahissait.

Pour un jeune cinéaste plein de projets, les mauvaises nouvelles arrivent toujours par la poste. Il suffit de remarquer le logo d’une société de production sur l’enveloppe pour comprendre. J’arrive même à déchiffrer ces lettres sans les ouvrir (j’aimerais bien pouvoir faire ça avec les cartes de mes adversaires aux tables de poker !). j’en ai déchirées quelques-unes, j’en ai perdues, j’en ai encadrées (euh, non, ça c’est faux..) Toutes disaient à peu près la même chose :  « Malgré les indéniables qualités de votre projet, nous ne pouvons donner une réponse positive à votre demande. » Des lettres-types qu’on déteste lire, même si à la longue on commence à comprendre ces refus. Evidemment, les boîtes de production comme Fidélité ou Why Not reçoivent des centaines de projets, et les producteurs doivent bien faire un choix.

Mais on a toujours cette cruelle impression qu’on ne nous laisse pas une chance. Le Poker n’est pas un jeu de chance pure. Et si par contre, le Cinéma en était un ? J’espère que non, seul l’avenir nous le dira. Si la chance a son rôle à jouer dans ma vie de réalisateur, alors je lance un avis à tous les producteurs : j’accepte d’être très malchanceux sur les tables de poker et de perdre tous mes coin flips si vous m’offrez une chance de réaliser un film.

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Bienvenue chez les Bourges

31 mars 2008 at 10:41 (News)

De retour après cinq jours passés à Bourges pour le Festival international des scénaristes. Cinq jours loin des tables de Poker, à entendre parler de conflits, de pitchs, de storylines…  à chercher tant bien que mal des producteurs, et surtout à redéfinir avec un professionnel notre projet de série, Collector, écrit avec Mouky, mon ch’ti préféré.
En effet, ce marathon des bibles, animé par Frédéric Krivine, nous aura déjà permis de prendre du recul sur notre projet, d’écouter ce qui dérangeait nos collègues scénaristes, et de comprendre que notre folie douce de collectionneurs avait besoin de conflits pour devenir matière à film. Ce festival nous aura apporté de belles rencontres également, et permis de découvrir les projets de certains scénaristes passionnés et passionnants. Nous avons également eu la chance de côtoyer ces jeunes loups de l’écriture qui n’ont pas dormi pendant deux jours pour le marathon du court-métrage. J’aurais bien aimé y participer, mais il fallait choisir. En tout cas, bravo à Sandrine, presque débutante et déjà reconnue grâce à ce prix mérité que nous avons pu voir exister devant nous lors de la brillante lecture du scénarios par des comédiens.

Pour une fois, cette master class ne ressemblait pas une épreuve sportive. Ici, pas de réelle compétition ni de coups bas, même si nous sommes bien conscients que nos projets se retrouveront sans doute sur les mêmes bureaux dans quelques mois. L’ambiance était détendue, conviviale, et seule la rencontre avec un producteur de séries nous a tous un peu déprimés. En effet, nous avons découvert lors de cette discussion la manière dont sont lues nos bibles de séries. En peu de temps et pas très attentivement. Mais cela nous prépare pour le grand saut qui consistera à présenter notre nouvelle bible à un producteur de séries.

J’ai constaté pendant cette Master Class que notre parrain n’hésitait jamais à faire des comparaisons entre la recherche d’un producteur et ce qui se passait à une table de Poker. Peut-être que Frédéric Krivine est un grand joueur, qui joue sur de gros tournois pour parfois éviter l’angoisse de la page blanche ! Peut-être qu’il écume les cercles de jeux parisiens à la recherche de quelques pigeons qu’il pourrait déplumer !  Même si le jeu était loin de moi ces jours-ci, le Poker s’infiltrait tout de même discrètement à l’intérieur des lieux. Entre discussions pokéristiques dans les couloirs (symbole d’un véritable phénomène de société !), exemples de séquences de plusieurs projets dans des cercles de jeu, et désir des marathoniens de trouver une belle table pendant le festival, le Poker était finalement présent partout.

Poker is watching you.

Maintenant, et avant de nous replonger dans notre série « Collector », je vais à nouveau monter à l’échelle pour développer mon projet de court-métrage « En-bas de l’échelle ». C’est un grand jour pour moi, je dois signer un contrat d’auteur. Si le César est au cinéma ce qu’un bracelet des WSOP est au Poker, alors le contrat d’auteur est au cinéma ce qu’un contrat de sponsoring avec un site de jeu en ligne est au Poker !  Il va falloir lire entre les lignes pour pouvoir se remettre à en écrire quelques unes.

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